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Frédéric Encel : «L'objectif d'Al Qaïda s'inscrit dans un Au-delà mythifié»
Octobre 2002 -
Mondes rebelles

Frédéric Encel est docteur en géopolitique. Il est l'auteur de «Géopolitique de Jérusalem», du «Moyen-Orient entre paix et guerre. Une géopolitique du Golan», et de «L'Art de la guerre par l'exemple», tous trois parus aux éditions Flammarion. Son dernier essai, «Géopolitique de l'apocalypse. La démocratie à l'épreuve de l'islamisme» (1), paru en août dernier, également chez Flammarion, s'affirme comme une brillante tentative de dénonciation de certaines idées reçues à propos des attentats du 11 septembre et met en garde contre les dangers que représente l'islamisme pour la république laïque. Dans l'entretien qu'il a accordé à Mondes rebelles, site partenaire de Cyberscopie, il revient sur le fond de son ouvrage et donne sa vision du conflit israélo-palestinien.

Géopolitique de l'Apocalypse

Mondes Rebelles : Votre livre affirme une certaine ambition de remettre les pendules à l'heure. Pourquoi, selon vous, était-ce nécessaire ?

Frédéric Encel. - « Parce qu'on était en pleine confusion idéologique. Deux interprétations ineptes ont été données, dès le soir du 11 septembre 2001, par un tiers-mondisme bien-pensant et violemment anti-américain : le massacre était à la fois une conséquence logique de l'égoïsme américain et, par extension, occidental, vis à vis du Sud, et la résultante du soutien de Bush à Sharon. Or non seulement les criminels d'Al Qaïda - financés par un richissime capitaliste - n'ont jamais fait référence à une quelconque lutte des déshérités contre les nantis, mais encore ont-ils pensé les attentats plusieurs années avant de les perpétrer, autrement dit bien avant que les numéros un américain et israélien parviennent respectivement au pouvoir. »

Les reproches que certains ont adressé - et adressent toujours aux Etats-Unis - portent pourtant davantage sur leur refus du multilatéralisme, sur le déséquilibre entre leur attitude vis-à-vis de l'Iraq et du conflit israélo-palestinien (au niveau du respect des résolutions des Nations unies par exemple). A cet égard, la politique américaine vous parait-elle pouvoir expliquer les critiques ?

Frédéric Encel. - « Toute politique est par nature critiquable, et celle de George W. Bush n'échappe pas à la règle. Mais lorsqu'on stigmatise en profondeur un Etat ou une société dans ses fondements politiques et historiques, on outrepasse la critique : ainsi tel écrivain de premier plan médiatique réagissait-elle aux attentats en rappelant le sort des Indiens d'Amérique… On est là dans la quasi-justification du crime de masse par des considérations qui lui sont absolument étrangères. Quant au refus du multilatéralisme, il est irritant pour ceux qui ne disposent pas des moyens de le remettre en cause… à leur profit ! Depuis quand les puissants du moment partagent-ils leur prédominance ? Tout un chacun peut regretter que dans les relations internationales, seule la force (ou presque) équilibre la force, mais affirmer que les Américains sont par nature impérialistes ou intrinsèquement égoïstes dans leur puissance relève du racisme et surtout d'une ignorance complète des Etats-Unis : quid du fameux isolationnisme outre-atlantique ? On ne peut reprocher tour à tour aux Américains de ne pas assumer leur " rôle de gendarme " et les vilipender de trop intervenir. Quant au conflit israélo-palestinien, un Oussama ben Laden cherche bien entendu à le prolonger puisqu'il en nourrit sa propagande, tout en haïssant un mouvement national palestinien qui compte bien trop de chrétiens, de femmes et de démocrates à son goût wahhabite. »

Réalisme contre idéalisme. A l'aune de votre analyse, les relations internationales et la morale apparaissent comme deux concepts bien éloignés l'un de l'autre. Vous expliquez notamment qu'il n'y a pas lieu de s'étonner de l'utilisation par les Etats-Unis de Mujahiddin, en Afghanistan par exemple. Vous semblez reprocher aux analystes une sorte de naïveté. Aurait-on eu tendance à oublier que les politiques extérieures des Etats obéissent avant tout à des intérêts propres, et qu'elles sont - les Etats-Unis ne faisant pas exception - caractérisées par une certaine dose de pragmatisme ?

Frédéric Encel. - « Les rivalités de pouvoir, dans les relations entre Etats, s'inscrivent essentiellement dans le cadre des rapports de force, ce qui ne signifie pas que la morale y soit inexistante. Simplement, elle ne correspond qu'à une variable de prise de décision. En juillet 2001, un haut dignitaire taliban était reçu à l'Elysée ; après le 11 septembre, le régime de Kaboul y était officiellement qualifié de " barbare ". Le sort des femmes, martyrisées, ne s'était pourtant pas métamorphosé en quelques semaines ! Mais la détermination américaine dans la revanche était telle qu'on ne pouvait que s'en faire l'écho. Idem s'agissant de la réserve occidentale face aux cas tchétchène et tibétain, et on pourrait multiplier les exemples. Les Etats-Unis, là encore, n'échappent pas à cette loi d'airain, eux qui soutinrent les pires ennemis des Soviétiques - les islamistes - lorsque Moscou incarnait " l'empire du mal ". Leur erreur, plus tactique que stratégique, a consisté à négliger l'aversion qu'ils inspiraient à leurs propres alliés circonstanciels. »

Vous caractérisez l'idéologie d'Al Qaïda d' "apocalyptique". Ce qualificatif est parfois réfuté, notamment par Rohan Gunaratna dans son livre sur l'organisation (2). Pour lui en effet, il y a aurait bien eu erreur d'appréciation sur la qualité de la réplique à attendre des Etats-Unis, mais Al Qaeda aurait cependant poursuivi un objectif politique - et pas l'apocalypse - tout à fait concret. Ce que vous réfutez. Pourquoi ?

Frédéric Encel. - « L'islam, comme les deux autres principaux monothéismes, est une foi eschatologique. La fin des temps existe. Pour les islamistes radicaux, il faut en hâter l'avènement. Leur stratégie, comme toute stratégie, fut et demeure indéniablement rationnelle. En l'occurrence, il s'agissait après le 11 septembre de provoquer un véritable choc civilisationnel en attirant sur des Etats musulmans une riposte disproportionnée des Etats-Unis. Par ailleurs, Al Qaïda devait tenter de convaincre la famille Saoud - dont le régime est clairement de type islamiste - de mettre au service du Djihad les gigantesques réserves pétrolières de l'Arabie (25% du brut mondial). Enfin le Pakistan du général Mousharraf devait tomber dans l'escarcelle et, avec lui, l'arme atomique. Voilà en effet une stratégie hautement pragmatique. Mais j'affirme que l'objectif, lui, sort du réel, s'inscrit dans un Au-delà mythifié, dans le paradis des combattants de la Mère de toutes les batailles, sorte d'Armageddon prélude à la domination de l'islam sur le monde et, partant, à la fin des temps. Au lieu d'appliquer vainement aux islamistes une grille de lecture " maison ", en général complaisante et auto-flagellatrice, nombre d'observateurs seraient bien inspirés de lire les écrits des doctrinaires Qotb, Mawdûdi, Al-Banna, Abdelwahhab ou Taymiyyah. Ils comprendraient que l'islamisme radical puise à des sources infiniment plus anciennes et islamiques que Marx ou Hegel ! »

Vous avez souhaité prolonger votre réflexion sur le 11 septembre par une analyse concernant la défense de la démocratie contre l'islam radical, que vous qualifiez de "3ème totalitarisme". Comment évaluez-vous le danger que l'islamisme représente pour la République ?

Frédéric Encel. - « L'islamisme radical représente en effet un danger pour les démocraties. Comme tout dogme de type impérialiste et/ou totalitaire, il utilise les privilèges du système démocratique (liberté de conscience et de mouvement, équité des lois, respect des droits individuels…) pour les retourner contre lui. En France, le péril me semble d'autant plus réel que la République s'arc-boute sur les principes fondamentaux de laïcité d'une part, d'intégration citoyenne et non communautariste d'autre part. Ces principes sont combattus par les islamistes - y compris par les plus présentables d'entre eux tels qu'un Tariq Ramadan - qui cherchent à établir au sein de la nation des zones de droit islamique exclusif au profit de communautés. Si nous cédons sur ces points, la sharia s'abattra bientôt sur des milliers de jeunes femmes musulmanes retranchées de force par un système tribaliste de l'espace de libre arbitre et de libre conscience que constitue la cité. Sans compter l'instrumentalisation politique que ne manqueront pas de tenter les mouvances d'extrême droite sur le thème du déclin de la nation. Je crois que la République, dans ce contexte, doit plus que jamais être défendue et ses fondements réaffirmés. »

Vous défendez le principe de la représentation de la communauté musulmane de France. Les projets en ce sens ont jusqu'ici toujours avorté et ne semblent pas, actuellement au moins, d'actualité. Y-a-il urgence ?

Frédéric Encel. - « Il y a d'autant plus urgence qu'au printemps dernier, une organisation proche des Frères musulmans (l'UOIF) a failli se hisser durablement à la tête de l'instance représentative des musulmans de France. Fort heureusement, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, un musulman républicain courageux et responsable, a sonné l'alarme auprès des pouvoirs publics. Les musulmans de France, dans toute leur diversité, doivent bien entendu se doter d'un conseil représentatif comme il en existe pour les autres confessions. Mais les extrémistes doivent en être exclus, tout comme doivent être strictement contrôlés les fonds destinés aux mosquées en provenance de l'étranger. Je pense tout particulièrement aux soutiens financiers de l'Arabie saoudite, Etat dont le régime s'inscrit ouvertement dans l'islamisme le plus radical. »

La situation au Proche-Orient

Revenons un instant sur la politique américaine au Proche-Orient. On a encore vu très récemment le Congrès américain faire référence à " Jérusalem, capitale d'Israël ". Ne pensez-vous pas que la différence de traitement avec l'Iraq (respect des résolutions des Nations unies…) provoque, sinon légitime, la colère des populations arabes ? Comment dans ces conditions réfuter le lien avec l'audience croissante des groupes islamistes palestiniens ?

Frédéric Encel. - « L'affaire du transfert de l'ambassade US à Jérusalem n'est pas nouvelle ; depuis 1994, le Congrès vote chaque année un texte en ce sens, et chaque année la Maison-Blanche - quel que soit son locataire - oppose son veto. De manière générale, il est indéniable que le net soutien de Washington à Jérusalem irrite les chancelleries et la rue arabes, notamment lorsqu'il s'agit d'un soutien massif à un nationaliste tel qu'Ariel Sharon. Je rappellerais néanmoins deux faits : d'abord sur le plan économique, des Etats comme l'Egypte et la Jordanie bénéficient d'une aide américaine régulière proportionnellement plus considérable encore que celle accordée à Israël. Quant à l'Autorité palestinienne, dans le cadre du processus d'Oslo, elle s'est également vue accorder des fonds substantiels entre 1994 et 2000. Ensuite, on ne peut pas balayer d'un revers de main l'échec de Camp David II en juillet 2000 : à l'époque, c'est Clinton et non W. Bush qui encouragea Arafat à discuter un plan de paix, non pas bâti par Sharon mais par Barak. Sinon généreux, ce plan était du moins novateur et intéressant pour les Palestiniens eu égard aux rapports de force du moment mais aussi à leurs intérêts objectifs. Arafat l'a rejeté en laissant aux extrémistes jouer la carte de la pression militaire. Deux ans plus tard, même les Palestiniens reconnaissent que l'erreur stratégique du refus de Camp David II fut désastreuse. »

Le soutien quasiment sans faille de George Bush Jr à Israël est-il tenable avec la proximité annoncée d'une offensive sur l'Irak ?

Frédéric Encel. - «Oui car cette fois, aucun Etat musulman ne participera directement à une coalition - même onusienne - contre l'Irak, Bagdad n'ayant pas envahi de voisin arabe. Corrélativement, Washington ne devra rien à des alliés absents du champ de bataille. Cela dit, les Américains préféreraient qu'un calme relatif règne sur le front israélo-palestinien, afin que ne soient pas trop fragilisés les régimes modérés en place au Caire et à Amman. »

On a largement interprété l'issue du siège de la Mouqata comme une défaite d'Ariel Sharon et a contrario la possibilité donnée à Yasser Arafat de rélégitimer son autorité. Comment interprétez-vous cet épisode ?

Frédéric Encel. - « Cette interprétation typiquement journalistique, qui valait encore au commencement de la seconde Intifada, n'a plus beaucoup de sens. Avant son refus de Camp David II et la vague d'attentats suicide sans précédent qui a frappé Israël depuis, Arafat pouvait jouer l'efficace atout de la force du faible ; plus les Israéliens le pressaient, plus il regagnait en sympathie chez les Palestiniens et en Occident. Aujourd'hui, il est si déconsidéré que même le Parlement palestinien et ses soutiens arabes traditionnels ne le portent plus, y compris lorsque les chars de Tsahal évoluent à quelques dizaines de mètres de ses appartements. »

Isolation des Territoires d'Israël et les uns des autres, autonomie administrative limitée, contrôle des populations : Ariel Sharon semble poursuivre un plan politique très bien défini. Le quotidien israélien Haaretz évoquait récemment les similitudes avec la mise en place des Bantoustan sud-africains. Qu'en pensez-vous ?

Frédéric Encel. - « Sharon exploite à fond, contrairement à ses prédécesseurs, un rapport de force objectivement favorable. Son objectif correspond moins à l'éviction ou l'exil d'Arafat qu'au maintien d'un statu quo politique qui évite de revenir à Oslo ou même à Camp David II. Il se contenterait en effet fort bien d'une série de zones autonomes palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza. Les Palestiniens ne s'en satisferont pas. »

Le "camp de la paix" en Israël est extrêmement faible et apparait incapable de prendre une place significative dans la vie politique. Par ailleurs, les Travaillistes ne paraissent pas vouloir renoncer à leur participation au gouvernement (ils viennent d'annoncer qu'ils voteraient le budget 2003). Comment voyez-vous évoluer la scène politique israélienne ?

Frédéric Encel. - « A court terme et sans sortie de crise prévisible, il apparaît tout à fait évident que le Likoud conservera le pouvoir. Les prochaines élections générales sont prévues pour novembre 2003. Mais si elles se tenaient aujourd'hui, tous les sondages indiquent que Sharon se succéderait à lui-même avec une large majorité nationaliste à la Knesset. C'est pourquoi les Travaillistes s'accrochent au pouvoir ; leur crainte d'arriver au scrutin tout à fait déconsidérés (échec d'Oslo) et sans alternative à la politique de force de Sharon les paralyse. Cette alliance droite/gauche - sans précédent depuis 1967 - constitue la vraie tragédie pour Yasser Arafat, car il y perd le levier politique avec lequel il manœuvrait autrefois, et qui a pour nom Shimon Pérès. »

Yasser Arafat apparait pour beaucoup comme un personnage fini. Au sein même du Mouvement national palestinien, de la population des Territoires, la contestation grandit. Une nouvelle génération politique est-elle pour autant prête à prendre la relève ? Et avec quelle plate-forme politique - sinon idéologie ?

Frédéric Encel. - « Deux possibilités pour l'après-Arafat : soit un régime islamo-nationaliste à la soudanaise s'empare du pouvoir, en imposant la sharia à l'intérieur et la guerre perpétuelle à l'extérieur, soit une équipe pragmatique issue du Fatah parvient à s'imposer. Dans le second cas de figure, des personnalités courageuses, crédibles et modérées comme Abou Mazen, Abou Alaa, Hanane Ashraoui, Mohamed Dahlan, appréciées par Bruxelles et Washington et même, dans une certaine mesure, par l'actuel gouvernement israélien, pourraient contribuer à remettre un processus de pourparlers sur les rails. Comme démocrates, ces personnalités devraient pouvoir bénéficier, le jour J de leur éventuelle relève, d'un soutien d'autant plus déterminé de l'Occident que nombre de régimes arabes autoritaires craindraient alors une contagion démocratique… »

Des transactions sur Jérusalem, la question des réfugiés, le contrôle des frontières extérieures sont-elles envisageables ?

Frédéric Encel. - «Tout est envisageable dans la mesure du réalisme, comme les négociations de Camp David II et Taba l'ont démontré en 2000. Mais dès lors qu'on cherche à remettre fondamentalement en cause la légitimité profonde de l'Autre à vivre comme nation spécifique dans un Etat souverain, fut-il réduit, on prend l'écrasante responsabilité de prolonger l'état de guerre. Tour à tour et à plusieurs reprises dans l'histoire récente du conflit, les deux parties sont tombées dans ce travers. »

L'intellectuel palestinien Edward Saïd évoque la solution idéale d'un Etat unique - comme le cinéaste palestinien Elia Suleiman dont on peut actuellement voir le film Intervention Divine. Géopolitologue, vous avez travaillé sur la dimension géographique des Territoires. Comment envisager une solution définitive au conflit ?

Frédéric Encel. - « Edward Saïd, véritable intellectuel, n'en demeure pas moins un extrémiste qui rejeta violemment les accords d'Oslo en vilipendant Yasser Arafat pour les avoir signé. Son plan, qui remonte aux années 1970, illustre tout à fait mon propos précédent : il consiste dans la fin de l'Etat-nation juif. Nul n'est assez stupide pour nier que dans une " grande Palestine laïque ", les Juifs deviendraient rapidement minoritaires, renvoyés à un statut exclusivement confessionnel et non national. Qu'on souscrive ou pas à l'idéal sioniste, force est de reconnaître qu'il s'agit d'un courant de type nationaliste pour un peuple juif (au sens de nation) et non de type religieux ou cultuel. Ne pas le comprendre, c'est s'exposer à l'échec en matière de compréhension et d'analyse du conflit. Tant que les Israéliens feront des Palestiniens des Arabes comme les autres, et que le monde arabe n'admettra les Juifs que comme une simple religion et non comme un peuple singulier, la paix n'adviendra pas. Fondamentalement, cet antagonisme, comme tant d'autres conflits du reste, incarne une rivalité de représentations, autrement dit de perceptions identitaires.

Je crois en une paix froide entre deux peuples souverains qu'abriteront des Etats distincts établis de part et d'autre d'une frontière fortement balisée et contrôlée. Entre Camp David II et Taba, on y était presque. Sauf à envisager la maintien d'un statu quo meurtrier ou une conflagration générale, il faudra bien y revenir. Les plans plus ou moins idéologiques visant aux unions, fusions et autres intégrations régionales me semblent relever de l'utopie la plus dangereuse : celle qui offre du rêve sur fond de fraternité mythique à l'aide de critères qui n'existent pas. Aucune des conditions nombreuses et complexes qui permirent l'avènement de la paix en Europe occidentale ne sont réunies pour l'heure au Proche-Orient. Je l'affirme, mieux vaut une " mauvaise " paix qu'une bonne guerre… »

Sources : Mondes rebelles

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(1) «Géopolitique de l'apocalypse. La démocratie à l'épreuve de l'islamisme», Frédéric Encel, Éditions Flammarion, 2002

(2) «Al-Qaida : Au cœur du premier réseau terroriste mondial», Rohan Gunaratna, Editions Autrement, septembre 2002